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Parkway.

February 12, 2017

L'une des vendeuses du magasin The Kooples du Marais est très jolie. Cela m'a donné une idée de début d'histoire (à défaut du début d'une histoire).

Lu cette phrase réjouissante dans la correspondance (1921-1960) de Dashiell Hammett parue aux Éditions Allia et reprise en Points poche : "L'outrecuidance des médiocres quand il leur arrive de ne pas aimer quelque chose"

Ça me fait penser à ce que me disait Stéphane l'autre jour, quand nous parlions de nos débuts - puisque mes débuts dans l'édition, dix ans de romans publiés précédés de plusieurs nouvelles - sont indissociablement liés à ses débuts, il me disait que nous avions plus d'une fois eu à affronter le ricanement des médiocres. C'est vrai qu'au départ, ça pinçait pas mal dans un milieu où la bienveillance n'était pas la plus grande des vertus. Croisés combien d'usurpateurs et d'intrigants au sourire liquide, tous en quête d'une place, d'un statut, d'une petite auréole parisienne. Au final, les seules auréoles détectées étaient celles des manches de chemise au niveau des aisselles, à force d'écumer les soirées et de répandre, comme un ticket d'accès, leur hâtive notoriété. 

J'ai fait cette nuit un rêve assez étrange : j'avais dû vendre toutes les peluches de mon enfance et puis ayant reçu une certaine somme d'argent - là, c'était une bonne dizaine d'années plus tard, comme si les rêves supportaient les intertitres - je me retrouvais dans un gigantesque magasin bien décidé à toutes les racheter. Elles avaient un peu noircies, poussière etc. mais elle m'avaient attendu.

J.D. me fait faire le tour de la maison pour me montrer comment le ciment entre les pierres sur les murs s'effrite. Le ravalement semble nécessaire, incontournable. Une tuile, si je puis dire.  Il faut que je fasse attention à ne presque rien dépenser dans les prochaines semaines pour mettre suffisamment de côté en prévision des soucis liés à la maison (tous les volets et l'encadrement de mon appartement sont à rénover).

Vu un film de Denys Arcand : Le règne de la beauté, avec Mélanie Thierry. Tout le long du film j'ai crû que l'actrice était Léa Seydoux, mais non, c'était Mélanie Thierry, et elle était très bien d'ailleurs. Le film quant à lui diffuse un certain charme mais prend une pente un peu bizarre. J'en attendais autre chose sur le moment. Et puis, en y pensant, on le laissant infuser, je le trouve très bon. 

Il y a à peu près la même réplique dans Le règne de la beauté et dans La la land. L'un des protagonistes qui sent l'amour leur échapper dit à son partenaire : "Promets-moi que tu m'aimeras toujours". C'est à peu près la même phrase de dialogue, du moins chez les deux cinéastes la même intention, la même préoccupation, et cette phrase dans chacun de leur film brille au-dessus du film comme une étoile. 

Si l'avenir permet encore que j'écrive des films (courts ou longs), penser à faire des phrases qui brillent comme des étoiles, dans et au-dessus du film. 

Ce que j'ai toujours aimé/essayé de faire dans les romans d'ailleurs. 

J'aimerais beaucoup faire du cinéma, je veux dire davantage que les petites expériences ponctuelles qui sont les miennes, mais déjà dans les autres domaines de travail j'ai tendance à me sentir un peu sous-estimé ou, pour être plus juste, sous-utilisé, je pense que j'aurais dû naître dans un pays anglo-saxon puisqu'en France quand vous débarquez de nulle part, à moins d'un coup de chance - ou de poker - fulgurant, et que vous n'êtes d'aucune dynastie ou relié à qui que ce soit du métier, il faut bien dix à quinze ans supplémentaires pour vous faire connaître un peu. 

Tout le week-end à travailler : j'entame le script d'un projet musical avec S., j'ai rédigé un premier traitement pour l'idée de scénario dont nous avons parlé cette semaine Claude, Yann et moi, et écrit différents textes de chansons. J'ai aussi promis un texte sur Marguerite Duras à une revue littéraire et je crois que je n'ai plus beaucoup de temps pour le rendre. J'ai travaillé sur un début, dans le train, le week-end dernier. En guise de récréations : promenades d'une heure sur la plage, et tenté d'améliorer mon picking sur la guitare Martin achetée en décembre à Camdem Town. J'étais tellement heureux de m'offrir cette guitare pour Noël, que j'étais comme un enfant impatient sur le trajet, en longeant Regent's Park depuis Marylebone puis rejoignant Camdem par Parkway. Impatient, et en même temps si bien dans ce trajet à pied qu'il aurait pu encore durer des siècles avant que j'arrive à destination. La nuit hâtive et si particulière de l'avant-Noël à Londres. La fièvre et la douceur retrouvées. 

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