08.10.08  Journée passée à travailler sur un nouveau projet de livre, hier incapable d'écrire mais le désir maturait de manière obsessionnelle, et aujourd'hui c'était un bon jaillissement, j'arrivais à me faire une place à l'intérieur de ce que j'écrivais, et j'étais plutôt heureux des petites trouvailles qui ponctuaient mon avancée. Peut-être que demain il ne se passera rien, et c'est cela qu'il faut supporter, les jours en dents de scie, sans s'accabler de ne pas connaître la grâce continûment et accepter l'arrivée du soir comme un rideau qui tombe sur un jour heureux ou désagréable. Je me suis laissé prendre par le travail alors que j'aurais plutôt dû tenter d'envoyer des mails pour relancer des aides possibles concernant la sortie du garçon qui dessinait des soleils noirs. Peu de personnes vous aident spontanément. Il faut se battre pour exister alors que le véritable combat ne devrait concerner que l'acte de créer. Je pense aussi souvent à ce que m'avait dit Pierre (Charvet), qu'aujourd'hui la plupart des journalistes n'ont aucun rapport avec l'oeuvre des artistes qu'ils interviewent, mais se satisfont du plus ou moins lien intime et social qu'ils entretiennent avec eux ; un rapport à l'artiste et non à leurs oeuvres ; quelque chose de moderne et d'assez prévisible en somme ; de mon côté, je me fous bien que tel ou tel journaliste ait davantage une sympathie pour moi qu'une connaissance de mon travail du moment qu'il m'aide à toucher des personnes qui seront vraiment attentives et captivées par le livre, sans enjeu autre que le strict rapport d'intimité avec le texte. Dans les aventures de Paris, je passe mon temps à croiser des femmes ou des types qui pourraient réellement m'aider et qui ne le font pas, qui ne l'auront jamais fait, c'est comme à l'époque de Comme elle se donne, il y a des personnes qui auraient pu changer le petit succès confidentiel en quelque chose de bien plus important, et qui ne l'ont pas fait, qui n'ont jamais parlé du disque, l'ont traité avec indifférence, ce qui de derrière la barricade équivaut à du mépris.Si Le garçon qui dessinait des soleils noirs, malgré l'actuel isolement médiatique m'apporte quotidiennement de l'élan et de la force grâce aux lettres des lectrices et lecteurs que je reçois, concernant le disque, l'éventualité d'un prochain disque, rien ne bouge. Hier, j'ai pris la décision d'arrêter de travailler avec mes managers. C'est quelque chose qui me tourmentait depuis plusieurs jours. Cela faisait près de dix ans que nous travaillions ensemble, Rodolphe et moi, alors j'avais beaucoup de peine d'en être arrivé à cette volonté et cette décision, mais au vu de nos résultats des deux dernières années et de l'écartèlement de nos emplois du temps, je crois que c'est mieux comme ça. C'est grâce à lui que j'ai pu faire le disque Live (2003) et Comme elle se donne (2005). Il y a deux ans, je décidais de quitter mon label pour tout un tas de raisons et de ressentiment empaquetées sous l'étiquette : Incompatibilité d'humeurs, et aujourd'hui je me sépare calmement de mes managers. C'est triste cette histoire dans la musique, il y a les beaux moments, vecteurs de joie, et ceux qui nous atteignent, nous désolent, et il faut toujours se remettre en question sans perdre sa cohérence, et aller de l'avant au gré des obstacles, des doutes, des faits et des choix, mais je suis de ceux que la solitude n'a jamais déçu.

09.10.08 Deux poèmes.

I

 

Les journées se terminent par un sentiment d'incomplétude

Les promesses en l'air ne concernent pas spécialement celles qui sont formulées.

Etre toujours périlleux.

La filière des amours, les amis attirés par le vide, le clinquant,

Ne pas trop s'émouvoir de leur non sens

Qui barricade le coeur.

Je rentre par la nuit noire, chaque mouvement est suspect

Face à l'immobilité des lumières creusées dans les tours de Beaugrenelle.

Qu'il est doux de marcher dans la nuit

Quand quelqu'un que l'on aime

Nous attend

A la maison.

 

II

 

Je vois comme un regret

Dans le corps d'une danseuse accidentée

Une entorse fatale

Comme un cri échappé

Et l'aurore boréale

Se détache à jamais.

Un rêve brisé comme une jarre

Point de fuite pour point de départ

Chacun de nos regrets

A le corps d'une danseuse

Accidentée.

 

12.10.08 Samedi, exposition Emil Nolde au Grand Palais. Les poupées de feutre des différents tableaux de l'histoire du Christ, les chats aux gueules de citrouille d'haloween de la nature morte à la statue Panchawa. Dans la plupart des toiles, le détail fixé par la couleur. Parmi mes préférées : Clair de lune (1903), Ronde endiablée (1909), le christ hypnotique aux yeux verts de La pentecôte (1909), Le christ et la pêcheresse (1926), Figures exotiques II (1911), Deux russes (1915), Enfant et grand oiseau(1912), la lumière des paysages traversés d'orage, la nature morte au cheval jaune, et la sublime Nadja (1919). La combinaison toujours érudite des trois éléments constitutifs de la peinture de Nolde : le cadrage, la couleur, et la question de la lumière, cruciale. Qui fait la lumière, et qui la reçoit ? Ensuite au cinéma La Pagode rue de Babylone avec A. pour voir le nouveau Woody Allen, Vicky Christina Barcelona (le genre de titre qu'on ne retient qu'une fois qu'on a vu le film). Peu convaincu pendant les trois quarts du film, j'ai tout de même beaucoup aimé la résolution finale. Le film a comme un charme malgré lui, qui joue grâce à l'introduction du temps dans l'histoire. L'enchaînement des séquences dans une chronologie qui aide à les séparer et à leur donner du sens. Après, il y a un côté un peu carte postale qui est amusant si l'on suit le postulat des différences de comportement entre américains et européens, ou américains et espagnols, et la morale très "protexioniste" qui clôt le destin des deux héroïnes principales est significative. Bien sûr, comme plusieurs amies l'avaient pensé pour moi, j'ai adoré Rebecca Hall. A côté d'elle, Scarlett Johansson ressemble à une petite saucisse. Mais attention, une petite saucisse cocktail. Cette nuit, assailli par des rêves profonds et saisissants. L'action se situait dans un secteur, une ville (un Paris reconstitué ?) que j'ai déjà explorée en rêve ; un espace familier si je puis dire. Ensuite, même si les protagonistes sont pour la plupart hors de portée - pour le moment - dans la réalité, j'étais étonné de voir que face aux situations de mon rêve je gardais le même genre de comportement, et il se passait avec certaines personnes le même genre de sentiments qui peuvent exister en diagonale, étouffés, sous entendus mais vibrants, dans la réalité. Attirances qui ne connaissent pas de résolutions immédiates ou sonores, empreintes tenaces, la même suspicion partagée d'une éternité qui nous élève. En fait, je crois que ni les rêves ni la réalité ne viennent s'élucider l'un l'autre, ils offrent simplement des terrains différents sur lesquels le coeur et l'esprit se confrontent aux mêmes énigmes. Avec plus ou moins de légèreté, et de choix judicieux...Dans une autre partie de rêve, j'entendais une chanson absolument parfaite, ahurissante de perfection et je me disais qu'il suffirait que je l'enregistre pour la reproduire dans la réalité, que je me réveille avec son souvenir au bord des lèvres, mais je me suis rendu compte que ma main ne réagissait plus - mauvaise position, main molle comme du chiffon - et j'ai dû me concentrer sur un regain de sang, fourmis qui montent dans la main, pour la sentir de nouveau et choisissant de me focaliser là-dessus j'ai laissé filer cette mélodie parfaite que je commençais à saisir. Incapable de la reproduire une fois éveillé, je n'aurais plus qu'à la retrouver, d'après un souvenir sans encrage, ou sans y penser, par hasard.

14.10.08

Toute la journée en studio à Ferber avec Alain, Michel, et Jean-Philippe. La puissance à fleur de peau et les nuances impeccables de Michel. Pendant une pause, Jean-Philippe racontait une séance où ils ont fait venir un jeune prodige du piano pour jouer quelque chose qui ressemble, et qui ait le naturel et la grâce, de l'Imagine de Lennon. Sauf que le jeune surdoué était incapable de rendre la magie et la simplicité de la cadence binaire façon Lennon - qui n'était pas un grand pianiste et jouait sa chanson à trois doigts. Jean-Philippe a ce commentaire réjouissant : "L'avantage de ne pas être savant, c'est qu'on est obligé de créer".

Pendant que je lis sagement l'histoire populaire des Etats-Unis d'Howard Zinn, deux types près de moi parlent du groupe Vampire weekend, en disant que c'est le tout nouveau phénomène, que tous les jeunes en fac n'écoutent que ça, que les Vampire weekend sont des petits jeunes étonnants, tous sortis la même année de Columbia (l'université). Je pense que moi aussi je connais un tas de personnes sorties la même année de Columbia (la maison de disques)

15.10.08 Je ne sais pas comment je fais pour travailler à la maison, pour écrire, entre les voisins du dessus qui se prennent pour Ginger Rogers et Fred Astaire, les mômes qui braillent et font la course dans l'escalier, le facho du premier qui rôde et vitupère, l'ouvrier qui coupe l'eau de manière épileptique, hurle avec grossièreté dans son téléphone portable et sifflote indéfiniment, je crois qu'on devrait me décerner le prix des romans écrits en milieu hostile.

Aujourd'hui, la plupart des gens confondent commodément un truc écrit à la première personne avec un roman. Je ne suis pas ennemi des textes littéraires écrits à la première personne (même si dans nombre de cas je trouve ça plus fastoche, le rythme est là plus facilement, ça sonne mieux tout de suite et comporte moins de risques à mon sens) mais cela m'exaspère qu'on parle de roman au sujet d'un texte mené au Je. Avec toutes ces personnes qui nous racontent leur vie sexuelle à la première personne, au lieu de : Roman, ce serait mieux d'inscrire en couverture : Pure invention (je déconne). De toute évidence, je dirais qu'avec un texte écrit à la première personne, on ne peut pas faire des phrases aussi merveilleuses, définitives et salutaires. Le je est moins noble, moins fort, le charme plus fastoche. La preuve constante ici. (Bon, il y a Georges Bataille quand même)

Je m'effraie, à y penser, de ce passé immense découpé en épisodes (amoureux ?). Je ne peux plus faire vivre celui que j'étais, avec telle personne, dans tel cycle de vie. Je n'en ai plus le droit. Le destin connaît plus de revers que de matchs retours. Et c'est bien comme ça (pour écrire, mais pour vivre...). La bruine sur Paris, aujourd'hui. Au long de la journée il y a toujours un tas de personnes à voir, avec lesquelles prendre un café, beaucoup de sollicitations et je laisse souvent la solitude emporter la manche car elle riche de mouvements, de pensées à écrire. Travailler tant que l'ardeur donne du bon. Et puis sortir. Renouer avec le vent animal de certains octobres. Les dents écartées de l'espace médiatique. Les filles qui d'un pas léger se dririgent vers la vitrine d'une boutique de chocolats (Rue Cler). Tiens, le Kinopanorama qui devait mille fois réouvrir n'a jamais réouvert, et a été remplacé par un centre de Fitness. Le goût triste du passé qui n'est plus n'a pas besoin d'échauffements.

20.10.08 Sortie du disque de Mareva et de la revue Bordel numéro 9. J'ai travaillé toute la semaine et le week-end à un petit livre dont je parle avec Stéphane pour le mois de mars, et qui fera une sortie intéressante pour l'année prochaine, en attendant la perspective d'un nouveau roman. Difficultés avec Le garçon qui dessinait des soleils noirs, car l'espace médiatique est mince et vraiment encombré. Et puis, tous ces gens expansifs qui vous disent qu'ils vont vous aider pour parler du roman, et au final, peu de personnes vous aident. Avec le flux des nouveautés il y a déjà certaines librairies dans lesquelles le livre quitte les présentoirs, à peine un mois après sa mise en place. Pas encore l'article ou le papier déterminant qui changerait la situation (Si tant est que ça produise un effet boule de neige). Il se peut que ça ne vienne jamais. C'est triste et décevant, mais l'important est de toucher les personnes qui vont chercher le livre, et les lettres que je reçois chaque jour sont si belles et si justes qu'elles me sauvent souvent du sentiment que mon travail - littérature et musique - restera peut-être à jamais confiné à l'underground. Ce n'est pas que je recherche à tout prix l'exposition - et puis je voyais ça quand j'étais plus impliqué qu'aujourd'hui dans la musique, ça n'a rien à voir avec le talent, ce sont simplement les plus arrogants qui s'en sortent, ou ceux qui ne sont blessés de rien - quant à l'exposition médiatique c'est juste que concrètement, à un moment, elle donne davantage de liberté pour poursuivre son travail. Pour choisir d'aller plus lentement ou plus vite. Jeudi soir avec A. je suis allé voir le spectacle de danse d'Angelin Preljocaj, à Chaillot. Nagisa Shirai en Blanche neige était d'une grâce et d'une beauté à fondre. Les scènes étaient toutes plus sublimes les unes que les autres, l'ouverture avec la mort de la reine légitime, la forêt, le miroir. Un spectacle très foucaldien sur le miroir et le cadavre (ainsi du mythe de Blanche Neige). Et des images qui me faisaient penser à la peinture de Francis Bacon, le miroir traité en aplat, le personnage qui s'y mire flanqué de deux erynies. C'était vraiment prodigieux.

21.10.08 Ma mère me raconte l'anecdote suivante. Quand j'étais enfant et qu'il me fût en âge d'aller à l'école, les premiers jours, je ne pouvais me retenir de pleurer. Un immense et inconsolable chagrin auquel, quand on me demandait ce qui m'arrivait, je répondais à travers mes larmes que c'est parce que je ne voulais pas aller en classe, et m'habituer à ça, d'un jour sur l'autre. Comme la situation ne s'améliorait pas - cas isolé parmi des camarades plus résistants qui, passés le premier effroi, s'adaptaient sans larmes à la vie en maternelle - un soir à la sortie, la maîtresse attrapa ma mère par le bras pour lui dire sèchement : "C'est de votre faute ! Vous ne devriez pas le chouchouter autant !". Ma mère, interloquée et confuse, répondit : "Vous savez, je travaille toute la journée. Il n'est pas constamment dans mes jupes..." A cette anecdote, ma mère ajoute en conclusion : "Tu as dû assister à la scène ou comprendre que cette femme criait après moi, parce qu'àprès ce jour-là tu n'as plus jamais pleuré."

23.10.08 Journée difficile, soleil trop cru. Et pas de ces bonnes nouvelles qui mettent la journée en pente.

Hier soir, revu avec A. le film de Peckinpah, The getaway, avec Steve McQueen et Ali MacGraw. Le pessimisme de Peckinpah, je veux dire il ne Peckinpah avec le pessimisme. Pour faire une équation de cinéma je dirais que : The Getaway de Peckinpah + le regret (et donc l'existence) du paradis = Sailor et Lula de David Lynch.

Parmi les belles lettres que je reçois au sujet de mon roman, Le garçon qui dessinait des soleils noirs, ce joli mot revigorant de Nelson : "Je suis sûr que dans trente cinquante ans tout le monde te lira, alors si on ne veut pas être ridicule demain, eh bien, il suffit de te lire aujourd'hui."  

26.10.08 Passé une partie de l'après-midi à réaliser un petit clip maison pour le roman, sur la Ballade pour un soleil noir, et dans la lignée de celui que j'avais créé pour Easy Basile.

 

31.10.08 Toujours le combat pour essayer de faire percer Le garçon qui dessinait des soleils noirs dans les médias. Beaucoup de sympathie, peu d'aide concrète. Semaine studieuse à terminer le texte du petit livre que je prépare pour mars, chez Stéphane Million éditeur. Comme pour Le garçon... j'ai ajouté une nouvelle au texte principal, et cette nouvelle rehausse pour moi mon urgence et ma nécessité du livre en question ; j'aime beaucoup cette nouvelle ; en fait, ce que j'aime par-dessus tout, c'est la dernière phrase de ma nouvelle.

Il y aura un concert dans le cadre d'une soirée à plusieurs groupes, le 11 novembre. Je trouvais que c'était une date un peu pourrie et puis je me suis rappelé que le Velvet Underground a donné son premier concert un 11 novembre, alors ça va. Je ne suis toujours pas heureux, en harmonie ou que sais-je, avec ma volonté de faire de la musique. Je n'ai ni les armes ni le temps que je souhaiterais. 

Automne sombre en ville, j'aime ce temps, j'y respire le parfum fugace de silhouettes emmitouflées dans leurs manteaux et soucis, le long des boulevards ; 

acheté du thé Pu-erh, que je laisse infuser jusqu'à des profondeurs abyssales, à la maison. A propos de ma chanson Le monstre sous la palissade, A. me demande si, selon moi, il y a dans ce monde plus de monstres ou plus de palissades ?  J'essaye de revenir aux chansons malgré le terrain inadéquat et la nécessité qui s'est dérobée, comparé au temps où nous étions sur les routes, pour cette tournée des Fnac par exemple en 2004, une petite chanson comme Demain sans importance prenait vraiment une importance énorme, dans la vie ; je veux dire : de faire des petites chansons de ce niveau-là. Pris un café carrefour de l'odéon avec Simon (du groupe Exsonvaldes) et puis je suis passé voir Claire (Fercak) qui m'a offert son beau livre au sujet des Smashing Pumpkins. J'ai commencé à le dévorer dans le métro et j'ai été soufflé par la finesse et l'humanité de l'écriture, les allers retours entre les rapides éléments biographiques du groupe, les préoccupations de Billy Corgan ressentis par Claire, et les éléments poétiques et solitaires de sa propre autobiographie. La scène des élèves qui écrivent des phrases de Nietzsche au tableau et qui, après le bac, ne se donnent plus de nouvelles excepté à l'occasion des concerts des Smashing Pumpkins, m'a vraiment illustré tout un monde et fait repenser à mes souvenirs de lycée. Même si personne n'écrivait des phrases de Nietzsche au tableau. Je crois même que, dans ma classe, personne n'aurait su écrire Nietzsche convenablement au tableau, alors...

Claire arrive à comprendre en très peu d'effets le poids et les soucis dévorants qu'il y a à être leader d'un groupe de rock, elle cerne tellement bien les attentes et les désillusions, je crois qu'elle voit ça comme un corps d'adolescente, comme les problèmes que pourrait concevoir une adolescente avec son corps et avec le monde.

Il y a un passage dans le livre de Claire où elle me fait intervenir, un petit dialogue où je prononce un "Hum" assez nietzschéen, et où je raconte quelque chose de drôle et de tendre ; ce qui, je crois, reste ce qu'il y a de mieux à faire dans les livres qui ne sont pas les nôtres.